BOTHELOT Gabriel

Turma-Vengeance

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Gabriel BOTHELOT

A la Libération, Gabriel Félix Eugène Bothelot, né le 3 décembre 1909 à

Vermand (Aisne), passe devant la commission d’épuration pour « avoir tenu des propos pro-allemands» et pour avoir arrêté de nombreuses personnes à la gare de Bercy pour les remettre aux Allemands. Sanctionné, il repasse ultérieurement devant la commission, où il peut faire prendre en compte des faits déjà communiqués au rapporteur lors de la première comparution, sans qu’ils soient examinés.

Bothelot adhère successivement à Vengeance puis au réseau Samson. En mai 1942, avec un collègue, il va à Toury chercher des aviateurs américains qu’il ramène à Paris, pour les connecter avec une filière d’évasions. Il travaille avec le lieutenant Alfred Philippe des services de renseignements anglo-saxons. Parachuté en France, celui-ci est venu à Paris en mai 1941, et Bothelot lui est donné comme contact. Philippe se fait embaucher comme acheteur par l’état-major allemand, ayant ainsi toute liberté pour circuler dans nombre d’installations. Il est même désigné par Oberg pour détecter les trafiquants qui constituent des stocks pour les revendre au marché noir aux Allemands. Philippe en identifie successivement sept, qu’il signale alors à Bothelot qui se rend sur place avec des collègues, lesquels bloquent marchandises et individus avant de les arrêter et de les livrer aux occupants. Ceux-ci ne peuvent que constater qu’il s’agit de leurs propres collaborateurs… Philippe est arrêté le 29 mars 1943 et condamné à mort par les Allemands. Il parvient à s’évader et trouve refuge chez Bothelot qui lui fournit des faux-papiers. A la Libération, ce dernier est invité par les « résistants » de la Brigade de Voie Publique de la PP à rester chez lui. Il a plus de chance avec la Résistance de Pont-sur-Yonne, avec laquelle il a noué de nombreux contacts. Il prend sa retraite comme officier de police principal en janvier 1965, décoré de la Croix de guerre.