LE GOFF François

Auteur de la fiche : ONAC de Versailles

François LE GOFF

Né le 15 septembre 1896 à Saint-Ségal (Finistère), François LE GOFF participe à la guerre de 1914-19­18 dans l’aviation. En 1919, il entre à la SNCF puis est muté en 1922 à la STCRP en qualité de machiniste. II milite à la SFIO et à la CGT. Chef de district au ravitaillement général de la Seine à partir de mars 1941, au service des gares et frigorifiques, il organise un groupe de résistance au début de l’année 1941 à Morangis et dans ses environs, dans les différents frigorifiques de Paris et à la gare de Vaugirard où il mène personnellement des actions de sabotage sur des wagons allemands.

Contacté par Louis Legrand en juillet 1942, LE GOFF rejoint le mouvement Libération-Nord. II est notamment chargé d’assurer la liaison entre la Seine-et-Oise et le siège du mouvement, situé au magasin « Nouveau né », rue des Pyramides à Paris. Jean Straumann lui confie la responsabilité d’organiser le mouvement Libération-Nord dans le secteur sud de Seine-et-Oise, notamment dans les cantons de Longjumeau et d’Arpajon.

M. Salles, directeur du frigorifique de Vaugirard, lui envoie des réfractaires et des prisonniers évadés que LE GOFF héberge et à qui il fournit des faux-papiers avant de les mettre en lieu sûr dans des fermes d’Eure-et-Loir.

Grâce à son sang froid, il parvient à échapper aux arrestations du « Nouveau né » en mars 1944, et le mois suivant à Étampes où le lendemain de l’arrestation de Louis Moreau avec qui il était en contact, il fut arrêté lui-même alors qu’il transportait des journaux clandestins sur sa bicyclette puis relâché. En avril 1944, il prend en charge un radio envoyé par Londres ainsi que son protecteur et les accompagne dans leurs missions tout en veillant à leur sécurité. Ces hommes, Henri Vincent et Jacques Séré, seront hébergés un temps au domicile de M. et Mme LE GOFF. François LE GOFF a procuré des refuges à plusieurs autres radios dont le sous-lieutenant Charles Laborie et Jean Mevel. Il fournit également des renseignements précis sur les terrains d’aviation d’Orly, de Villacoublay, de Brétigny et sur les résultats des bombardements alliés.

Dans ces différentes activités, François LE GOFF est aidé par sa femme Azeline et par Paul Chipot. LE GOFF fournit de faux-papiers à ce dernier, réfractaire au STO, qui assura par la suite la distribution de journaux clandestins, la recherche de points d’hébergement pour les radios et la fourniture de fausses pièces d’indetité aux personnes traquées par les services allemands. Il aide également François LE GOFF a effectuer des sabotages sur le matériel ferroviaire à Vaugirard en lui fournissant de la limaille de fer destinée à être introduite dans les boîtes de graisse des wagons.

En août 1944, François LE GOFF participe à la tête des FFI aux opérations qui se sont déroulés pour la libération de Morangis et de Wissous. II est par la suite élu président du comité local de libération de Morangis mais délègue ses pouvoirs en septembre 1944 pour s’engager dans l’armée. Engagé volontaire le 22 septembre 1944 pour la durée de la guerre comme adjudant au bataillon de marche 8122 à Brétigny, il participe à la campagne d’Alsace durant l’hiver 1944-1945.

En 1946, François LE GOFF reprend ses activités aux frigorifiques de Vaugirard en attendant sa réintégration à la RATP, effective en 1948. II est décédé en 1976.

Décorations

Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Croix de guerre 1914-1918 avec palme, Croix de guerre 1939-4945 avec étoile de bronze, Médaille de la Résistance, Croix du combattant volontaire 1939-1945, Croix du combattant volontaire de la Résistance.

Sources

ONAC de Versailles, dossier de CVR de François LE GOFF
Archives Mme Odette Dexmier-LE GOFF.