Ne les oublions pas
DELABRE Jean-Marie
Réseau :
Les Volontaires de la Liberté
Mouvement :
Défense de la France
Date de naissance :
17-12-1924
Date de disparition :
00-00-0000
Son action dans la résistance :
Père magistrat et officier détat major qui très influencé par Vichy ne prendra pas part à la Résistance. Il sera tué accidentellement dans un accident de la circulation le 24 août 1943
A la rentrée des classes de 1940 Jacques RICHET un camarade de lycée met Jean-Marie DELABRE en contact avec le réseau lycéen « Les Volontaires de la Liberté » animé par un lycéen aveugle Jacques LUSSEYRAN. Lactivité de Jacques RICHET et Jean-Marie DELABRE débute par la distribution de la feuille dinformation « les volontaires de la Liberté » et le journal « Résistance ».
A la rentrée 1941-1942 à Louis-le-Grand la même résistance continue, avec la poursuite du mouvement scout clandestin et le retour de captivité du chef de troupe Georges MARIELLE
A la rentrée 1942 Jean-Marie prépare « Coloniale » et « Droit », Jacques RICHET « médecine ». Le réseau se développe et fusionne avec « Défense de la France » Jean-Marie assure la diffusion du journal Défense de la France à Louis-le-Grand et continue de distribuer Résistance.
Les jeunes gens nés en 1922 doivent partir au S.T.O. il faut donc leur procurer des faux papiers pour changer leur date de naissance, pareil pour les Juifs, Défense de la France disposait de lorganisation nécessaire.
Le 20 juillet 1943, se rendant à la librairie « Au vu de Louis XIII » chercher des documents Jean-Marie DELABRE à la suite de linfiltration dun agent double, tombe dans une souricière tendue par la bande Bonny-Lafont.
Il est rejoint quelques instants plus tard par Jacqueline PARDON. Ils sont transférés au siège de la Gestapo, où ils retrouvent de nombreux membres du réseau. Puis ils sont conduits en prison à Fresnes. Jean-Marie restera à Fresnes jusquen janvier 1944. Il sy liera avec un co-détenu Aimable FOUQUEREL qui sera fusillé. Il était engagé dans la filière dévasion daviateurs alliés fondée par M. et Mme AYLE.
Un jour conduit pour interrogatoire au siège de la Gestapo il rencontra des camarades de Défense de la France et Jacques LUSSEYRAN qui lui indiqua les rescapés et arrêtés du réseau.
Le 18 janvier 1944 il fut avec ses camarades transporté au camp de Royallieu à Compiègne où il retrouva ses amis de Défense de la France, ainsi que le professeur Charles RICHET père de son ami Jacques, Jacques LUSSEYRAN et Jean-Claude COMERT.
Le 24 janvier dans les wagons à bestiaux habituels ils furent envoyés à Buchenwald puis à Mauthausen.
Jean-Marie DELABRE est rentré en France en mai 1945. Il a passé son 19° anniversaire à Fresnes et son 20° en Allemagne.
Auteur de la fiche :
Jean-Marie Delabre
Commentaire de l'auteur
Résumé par Marc Fineltin d'un texte remis le 24 septembre 2002 par M. Jean-Marie Delabre lors d'une interview faite par C. Langlois et M. Raynaud