Ne les oublions pas
VICO Jacques
Pseudonyme(s) utilisé(s) :
Joseph Vitran
Réseau :
Groupe Robert - Réseau Hector
Mouvement :
O.C.M. (Organisation Civile et Militaire)
Compagnie FFI Scamaroni (Calvados)
Date de naissance :
16-04-1923
Date de disparition :
00-00-0000
Son action dans la résistance :
Jacques VICO est né le 16 avril 1923 à Saint Germain la Blanche-Herbe dans le Calvados. Membre de la Jeunesse étudiante chrétienne il se rapproche des autres mouvements de jeunesse. Progressivement ils forment un petit noyau de Résistants appuyés par quelques adultes. Le 11 novembre 1940, ils observent une minute de silence devant le monument aux morts, face à la Kommandantur. Intervention d'un groupe de soldats allemands, Marcel et Michel COLIN et le professeur danglais M. DESBIAUX sont arrêtés, relâchés quelques heures après, ils seront pris en otages en avril 1942, déportés ils ne reviendront pas.
Jacques VICO se lie avec Raymond SIMON, qui transmet des informations sur les unités allemandes et la base de Carpiquet au groupe Robert, créé en juin 1940 à Granville par Robert GUEDON, qui dirigera ensuite dans l'Ouest le réseau de renseignement Hector.
Le groupe Robert sera démantelé en octobre 1941 par la capture de 17 de ses membres, dont trois seront exécutés à Caen.
Jacques VICO décide de suivre une formation militaire, il file en zone sud et s'engage dans larmée d'armistice1. Après le 11 novembre 1942 les Allemands envahissent la zone libre, Jacques VICO revient à Caen fin novembre 1942. Le Colonel KASKOREFF de l'O.C.M. alias Belair ou Birien lui confie des missions de liaison et de renseignements sur le trafic de Carpiquet. Au début de 1943 il est chargé d'aménager un dépôt d'armes dans la ferme de ses parents à Saint Germain la Blanche-Herbe. Puis de participer à l'instruction militaire des dirigeants départementaux de l'O.C.M. et du réseau Centurie. Elles étaient animées par Emmanuel ROBINEAU alias « Riquet » et Robert CASTEL. ROBINEAU sera assassiné par la Gestapo le 4 janvier 1944. CASTEL sera tué en juillet 1944 dans les rangs de la compagnie FFI Scamaroni.
Le père Roland et la soeur Jacqueline de Jacques VICO étaient membres du réseau « Brutus ». Le père, est arrêté le 16 décembre 1943, il sera déporté à Mauthausen. La nuit même avec son frère Jean-Marie et des camarades ils déménagent tout leur arsenal à dos d'homme vers Caen, dans la maison d'un couple de retraités les PIGEAT. Tout a été enfoui au fond de carrières que la famille KASKOREFF possédait dans le quartier de la Maladrerie. Cet armement servira à la Libération de Caen. Une fois le transfert terminé vers 4 h 30 les deux frères prennent le train des ouvriers du Mur de l'Atlantique et se réfugient chez leurs grands parents maternels à Bayeux. A 8 h 30 la Gestapo vient fouiller la ferme devant leur échec ils enferment la mère de Jacques VICO à la prison de Caen elle ne sera libérée que fin mars 1944. Des familles du voisinage et des communautés religieuses ont pris soin des 3 jeunes frères et soeurs de Jacques.
Jacques VICO se sait recherché, il se met au vert dans la Sarthe. Le 6 juin il apprend le débarquement, sans attendre il se met en route, il rejoint son frère Jean-Marie ensemble ils se lancent dans la bataille sous les ordres d'un des chefs de la compagnie FFI Scamaroni, Léonard GILLE.
Le 8 août 1944 Jacques VICO et une trentaine de combattants de la compagnie Scamaroni intègrent le bataillon de renfort de la 2° DB, puis le 1er régiment de marche de spahis marocains, de la division Leclerc qui participera le 19 août à la fermeture de la poche de Falaise puis le 25 août Jacques VICO entre à Paris par la porte de Saint Cloud. Puis campagnes d'Alsace et d'Allemagne.
Jacques VICO poursuit la tache du témoignage au sein du Mémorial de Caen et auprès des jeunes élèves ou étudiants
Auteur de la fiche :
Marc Fineltin
Commentaire de l'auteur
Source : résumé du témoignage de Jacques VICO pour le livre d'Alain Vincenot "La France Résistante, Histoires de Héros Ordinaires" paru aux éditions des Syrtes en 2004