Le parcours de l’abbé Glasberg – Une projection de l’association Ciné-Histoire – Mardi 21 février 2017

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Vous invitent à découvrir le cycle « Ces résistants à ne pas oublier » de l’association Ciné-Histoire.

La prochaine séance est consacrée au parcours de résistance de l’abbé Glasberg. Elle aura lieu le mardi 21 février 2017 à 14h30 à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.

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Le Mystère Glasberg, France, documentaire de Julie Bertuccelli, 90 min, 2008, Beamlight,
(en association avec KTO TV, POLA Productions et Coup d’œil)

En présence de Julie Bertuccelli, la réalisatrice (sous réserve) et de Roger Millot, directeur honoraire du COS et de Sylviane de Wangen, co-fondatrice avec l’abbé Glasberg de France Terre d’Asile.


Personnage complexe, original, et novateur, l’Abbé Glasberg laisse une œuvre aussi remarquable que méconnue. Ce juif ukrainien, venu en France en 1930, ordonné prêtre en 1938, a consacré sa vie à aider les opprimés, les exclus du monde entier et de toutes religions.

En 1940, il est nommé délégué du cardinal Gerlier au comité d’aide aux réfugiés. Dès 1941, il entre au Comité de Nîmes et a l’idée de faire légalement sortir les internés des camps. En 1942, il sauve à Vénissieux 180 enfants juifs de la déportation grâce à son influence sur le cardinal Gerlier. Recherché ensuite, il se cache sous l’identité du prêtre Corvin dans les maquis de Haute-Garonne dont il devient un des dirigeants.

Dès la fin de la guerre, il créé le Centre d’Action Sociale des Etrangers (COSE) qui, dans sept maisons d’accueil laïques héberge des tuberculeux et des marginaux que le Centre aide à réadapter à une vie professionnelle. Lors de la guerre d’Algérie le COSE devient le COS. Ce « bâtisseur social » se préoccupe parallèlement du sort des enfants juifs sauvés en favorisant leur départ vers la Palestine. Il participe activement à l’aventure de l’Exodus, en fournissant des visas, et soutient l’état d’Israël à ses débuts.

Il est en contact avec le réseau Solidarité d’Henri Curiel qui offre des services discrets aux mouvements de libération nationale et aux organisations antifascistes, de l’Espagne de Franco à la Grèce des colonels. En 1971, il fonde France Terre d’Asile, dont il restera trésorier jusqu’à sa mort en 1981. Il reçoit la médaille des Justes parmi les Nations en 2004, à titre posthume.


Informations :

Auditorium de l’Hôtel de Ville
5 rue Lobau 75004 Paris
Entrée libre sur réservation indispensable
Réservations : cinehistoire2@gmail.com
ou Ciné Histoire – 8 rue Dupleix 75015 Paris