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Convention entre la "Fondation de la Résistance" et l’association "Ceux de la Libération"

Le 12 décembre 2008 une convention a été signée entre la "Fondation de la Résistance" et l’Association "Ceux de la Libération".

1/ L’Association " Ceux de la Libération (CDLL)" institue la Fondation de la Résistance, dans son acte de dissolution, comme légataire de ses biens matériels et immatériels.

2/ La Fondation de la Résistance inscrit l’association " Ceux de la Libération (CDLL) " sur la liste officielle et publique des associations dont elle perpétue la mémoire et la défense des intérêts matériels et moraux.

Le mouvement " Ceux de la Libération "

Le mouvement Ceux de la Libération est un des 8 mouvements de résistance à avoir eu un représentant au Conseil national de la Résistance (un des cinq de la zone nord). C’est dire son importance. Après la guerre, il a compté 652 agents homologués comme P2 (-" permanents ", appointés par le mouvement et totalement à son service) et 807 agents P1 (travaillant régulièrement pour le réseau tout en gardant leur métier). C’est également un des plus anciens mouvements puisque la première réunion du petit cercle qui allait donner naissance au mouvement a eu lieu en août 1940 à Paris, entre Maurice Ripoche et deux de ses amis et voisins du quartier de la place Denfert-Rochereau, l’ingénieur Maurice Nore, et le pharmacien Yves Chabrol. Le mouvement va se développer très progressivement en recrutant surtout des officiers aviateurs, des officiers des chars, des industriels, des cadres supérieurs, des ingénieurs.

Sa première activité est le renseignement militaire, d’abord en liaison avec les services spéciaux de l’armée d’armistice, puis avec la Délégation du général de Gaulle en France. En 1942, les services Evasion et Action sont mis sur pied. Le premier a pour objectif principal de récupérer et d’évacuer les aviateurs alliés tombés en France. Des équipes sont constituées dans l’Eure, le Calvados, une partie de la Bretagne et en Ile-de-France, convergeant vers Paris pour aboutir ensuite aux Pyrénées.

Parallèlement, des groupes destinés à l’action directe sont formés à Paris, en banlieue, dans différents départements (Aube, Yonne, Côte d’Or). A partir de juin 1943, un rapprochement est entamé avec les Corps Francs du mouvement Vengeance. Le rayonnement du mouvement s’étend bientôt de la Bretagne à la Bourgogne, de la Vendée à la Champagne. En région parisienne, son importance est telle que son chef d’alors (Coquoin) est nommé à la tête de l’Armée Secrète unifiée de la région. En mars 1944, le mouvement, dirigé par André Mutter, devient "Ceux de la Libération - Vengeance".

Le mouvement a payé un très lourd tribut à la répression. En mars 1943, Maurice Ripoche est arrêté par les Allemands à Paris ; il sera décapité en Allemagne en juillet 1944, Roger Coquoin lui succède ; il représente le mouvement lors de la première réunion du CNR le 27 mai 1943. A partir de décembre 1943, les tragédies se succèdent : Coquoin est tué, son successeur Ginas arrêté, Gilbert Védy qui le remplace est pris et se suicide. Au total, CDLL a eu 320 déportés, 81 internés, 254 morts et disparus.

Cinq Compagnons de la Libération sont issus de Ceux de la Libération : Roger Coquoin, Gilbert Védy, le colonel Ginas, Jacques Ballet, Raymond Deleule).

Le journal clandestin édité par le mouvement, qui a pris le nom de La France Libre en juin 1944, gardera ce nom après la libération jusqu’à sa fusion en 1948 avec L’Aurore.